L’Algérie fait partie des pays du Maghreb le plus chargé d’histoire de par le fait que plusieurs civilisations s’y sont installées. On peut citer les romains qui y ont laissés plusieurs vestiges, les Français qui ont marqué l’Algérie pendant la colonisation, etc. Comme dans tous les pays du monde, l’Algérie possède également des personnalités qui ont contribué au changement dans ce pays, au renouveau, à la modernité.

3 personnalités historiques algéroises à connaître

1. Cheikha Remitti

Figure emblématique du Raï, genre musical traditionnel de l’Algérie, Cheikha Remitti a fait son entrée dans ce genre musical à partir des années 1940. Elle fut l’une des premières femmes à s’être lancées dans la musique Raï. Elle a commencé sa carrière musicale avec des nomades musiciens, elle chantait notamment l’amour, le féminisme, les corps emmêlés, l’alcool, l’injustice, etc.
Le titre Charrak gatta en 1954 n’a pas manqué de faire du bruit un peu, ce qui lui a valu son premier grand succès. Après l’indépendance, son chant l’a soumis à la censure de certains politiciens algériens. Si le Raï a connu un succès mondial, c’est uniquement grâce aux artistes charismatiques comme Cheikha Remitti.

2. Cheb Hasni

Surnommé le Rossignol du Raï, Cheb Hasni est un chanteur algérien ayant contribué grandement à l’évolution du Raï et à sa reconnaissance nationale et internationale. Il s’est illustré sur le devant de la scène en chantant des chansons sentimentales, tandis que la plupart des artistes chantent l’adultère, l’injustice, les divorces. En septembre 1994, il s’est fait assassiner dans son propre quartier, ce qui a laissé une grande cicatrice en Algérie, notamment auprès de ses fans. Sa carrière musicale s’est élargit au niveau international grâce à des tournées et grâce à des musiciens doués comme Ali Bouabdellah, Noureddine Tiger, Hocine Cheriet, ou encore Hocine Nahal.

3. Amirouche Aït Hamouda

Surnommé le loup de l’Akfadou par les Français, Amirouche Aït Hamouda est un militant nationaliste algérien. Issue d’une famille aisée, le loup de l’Akfadou est très bien instruit, a reçu les bonnes vertus de la vie. À l’âge de 30 ans, il est à la tête de la Wilaya III. Grâce à son génie militaire, il réussit à faire battre en retraite les Français en venant à bout de près de 11 000 soldats, ajouté par des troupes locales, par 8 généraux et 27 colonels pour l’opération Brummel de 1958. Le 28 mars 1959, Amirouche Aït Hamouda est trahi par des camarades et a été pris en embuscade par l’armée française accompagnée de Si El Haouès. Son fils Amrane Ait Hamouda a occupé une place dans le Rassemblement pour la culture et la démocratie en tant que député.