En raison d’un léger rebond des prix des hydrocarbures, la croissance du PIB réel en 2019 est estimée à 2,3 %, contre 1,4 % en 2018. Dans le PIB, les hydrocarbures, on aperçoit une différence de 34,2 % en 2012 à 19,7 % en 2017, 44,3 % en 2005. Le secteur de l’agriculture et des services a également augmenté. La croissance économique relativement modérée est principalement due à la baisse de la valeur ajoutée de l’industrie des hydrocarbures, tandis que la croissance de l’industrie non pétrolière est encore modérée. La baisse de la consommation privée et le gel des investissements publics ont également freiné la croissance.

Performances et perspectives macroéconomiques

Le taux d’inflation était de 4,3 % en 2018, toujours sous contrôle et devrait être ramené à 2,0 %. Le dinar algérien a légèrement baissé ces dernières années. Le taux de change moyen est passé de 77,6 dinars à 1 dollar américain en 2012 à 120 dinars en 2019. Le marché des changes parallèle offre une prime d’environ 60 %. Le pétrole utilisé pour couvrir le déficit budgétaire a été épuisé en 2017. Depuis lors, la banque centrale a adopté des méthodes de financement non conventionnelles.

Depuis 1990, en raison des transferts directs, des subventions généralisées et des mesures de promotion de l’inclusion sociale, le taux de pauvreté s’est réduit, représentant exactement 12,3 % du PIB. Les données de 2011 montrent que le taux de pauvreté est de 5,5 % et le taux d’extrême pauvreté n’est que de 0,5 %. Le taux de chômage en 2019 devrait être de 12,6 %, ce qui devrait être ramené à 13,7 % en 2020.

Les positifs et les négatifs

En 2021, la croissance économique de l’Algérie devrait être stable. En effet, les autorités ont un plan ambitieux de réformes structurelles pour que les réglementations des entreprises, l’amélioration de la gouvernance et la transparence, la réforme du système de retraite et de moderniser le secteur financier soient rationalisés.

Le plan se fonde sur des mesures déjà prises pour améliorer l’environnement des entreprises, notamment l’ouverture du transport maritime et aérien au secteur privé. L’Algérie n’ayant pas beaucoup de dettes extérieures favorise le fait ce pays résister à un choc économique et de mettre en œuvre son plan de réforme sans sacrifier les programmes sociaux.

D’après les études du FMI, l’Algérie a besoin d’un prix du pétrole de 90 $ US le baril afin d’équilibrer son budget, en prenant compte la hausse du prix du pétrole depuis 2017 à environ 70 $ US. Néanmoins, l’Algérie continuera à dépendre des prix du pétrole et du gaz et à y être très sensible, représentant environ 90 % des recettes d’exportation en 2017.