Des chocs externes déroutants peut ébranler facilement l’économie mondiale, jusqu’à son déclin. La crise sanitaire actuelle causée par le coronavirus ne fait que prouver cette théorie. D’ailleurs, l’économie des ressources pétrolières comme l’Algérie et d’autres pays pétroliers ont dangereusement chuté.
L’économie algérienne repose toujours sur les revenus énergétiques et les hydrocarbures représentent environ 90 % de ses revenus. Aujourd’hui, le pays est profondément touché par cette crise. La chute des prix du pétrole, couplée à la crise sanitaire du coronavirus, a eu un impact néfaste sur l’Algérie, notamment sur son économie nationale.

Les décisions du gouvernement

Face à cette grave crise économique et financière qui menace l’Algérie, il est indispensable pour les dirigeants de prendre des mesures radicales pour au moins atteindre un certain équilibre. Ainsi, le gouvernement a décidé de baisser à la moitié, soit 50 % le budget des institutions et surtout le budget de fonctionnement de l’État.
On estime qu’en 2020, les revenus atteindront 20 à 30 milliards de dollars américains, ce qui est moins qu’en en 2019 car les revenus étaient de 36 milliards de dollars américains. Par conséquent, les réserves de change qui dépendent fortement des rentes pétrolières pourraient tomber à 51 milliards de dollars US d’ici la fin d’année 2020, voire s’épuiser temporairement.
Mais encore, cette baisse des prix du pétrole réduira également les exportations algériennes de 7,5 % en 2020.

Face à la sombre situation, le gouvernement n’a d’autre choix que de prendre des mesures d’urgence. Les meilleures solutions jugées efficaces comprennent le recours à la dette publique l’élargissement de l’assiette fiscale, l’application de règles de performance et de transparence dans les finances publiques ou encore la promotion des financements étrangers.
Les troubles politiques inquiètent le monde des affaires et entravent les réformes économiques, ce qui est essentiel pour libérer le pays de la dépendance aux hydrocarbures et diversifier ses sources économiques. En effet, l’Algérie n’est pas en mesure d’attirer les investissements étrangers en raison de sa bureaucratie administrative, de son système financier rigide, du clientélisme et surtout la corruption.

Actuellement, l’Algérie est à un tournant et son sort doit être décidé pour se débarrasser de la situation de fragilité économique. Plus important encore, il ne peut y avoir de véritable changement économiquement parlant si le pays ne se décide pas à bâtir une structure démocratique très bien fondée, à miser sur  transparence financière et de justice sociale, et à faire profiter de sa propre richesse nationale tous les citoyens, non pas uniquement la minorité dotée d’un pouvoir politique et militaire.